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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 26...

22 Mars 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 26

22 Mars 2019 , Rédigé par Kader Rawat

 

Bien obligé de faire un effort pour considérer ce problème dans son contexte, je me vois efforcé d’accepter que d’une part j’exhibais un exemple qui n’avait rien à embellir mon image et de plus, je me trempais déjà dans un vice, une habitude qui pourrait me causer grand tort plus tard.

Le village de Plaine des Papayes démontrait l’aspect encore sauvage des lieux où s’élevaient, de part et d’autre, des maisons en tôles ou en paille cachées derrière des bosquets, des arbres, des touffes de bambous, à l’intérieur des cours dégarnies et arides. Les conditions misérables des gens étaient d’une évidence qui ne pouvait tromper l’œil. Seulement quelques demeures, construites probablement très récemment, indiquaient l’opulence dans laquelle quelques rares familles vivaient. Ces maisons s’élevant généralement dans la profondeur des cours gazonnées, et entourées par des haies ou des murs hauts, étaient les seuls édifices qui faisaient la fierté des habitants. La plantation de la canne à sucre atteignait rarement les bordures des routes. J’avais des parents qui habitaient dans une modeste maison à environ un mile du collège Northern. J’allais parfois, après mes heures de cours, marcher le long de la route royale pendant une quinzaine de minutes pour rendre visite à ces parents. Ils me réservaient toujours un accueil chaleureux et je prenais souvent plaisir à m’entretenir avec mon oncle et ma tante pendant un long moment avant de me décider de rentrer à la maison. Lors de ces visites, mes cousins et cousines profitaient de ma présence pour me demander une aide dans leurs devoirs. Ensuite, mon cousin m'accompagnait à mon arrêt de bus et j’allumais une cigarette en attendant.

Mes préoccupations professionnelles et tous les autres éléments de ma vie avaient réduit fortement la fréquence de mes correspondances avec ma cousine de La Réunion.

Elle me reprochait la froideur de mes lettres ainsi que la fréquence et leur insignifiance. Je consacrais en effet peu de temps à cet amour que je n’avais en fait aucune raison de négliger. Accaparé en réalité je trouvais à peine le temps de lire et n’écrivais qu’au dernier moment, avec des mots d’excuses et d’affection pour consoler ma cousine de la réponse tardive à son courrier qui était arrivé de longue date !

J’avais encore l’esprit trop jeune pour deviner les conséquences de mes gestes et de mes attitudes.

J’avais l’impression de ne penser qu’à moi tout seul et de ne vouloir vivre que pour mon plaisir personnel. C’étaient certes les premières manifestations des maladresses de la jeunesse, des émois qui s’abattaient sur moi par rafales et j’éprouvais parfois beaucoup de difficultés pour retrouver l’équilibre.

Je me laissais entraîner par des vagues émotionnelles qui me causèrent par la suite énormément de peine en voyant s’effondrer mon premier amour, sa chute, sa déchéance.

Responsable de mes actes, je mettais du temps à réaliser la situation, à me ressaisir après que bien des dégâts se soient passés.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 25

4 Mars 2019 , Rédigé par Kader Rawat

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

Le seul incident que j’avais eu était une histoire banale qui me fait aujourd’hui réaliser à quel point l’esprit de la jeunesse est faible et susceptible. Je venais d’allumer une cigarette un matin quand la cloche sonnait, et ne voulant l’éteindre si vite, je me rendais aux côtés de mes collègues durant le rassemblement du matin. Le nouveau Superviseur, Monsieur Kassenally, ayant constaté cela, me fit une remarque insidieuse et désobligeante devant les élèves. J’avais très mal digéré cette humiliation et ne pouvais l’accepter sans un sentiment de révolte parce que je me voyais atteint dans mon orgueil. Mes collègues me reprochaient mon attitude indifférente et me poussaient à aller le voir dans son bureau pour lui demander des explications.

Je me rendis dans son bureau et nous avions parlé à peu près en ces termes :

— May I talk to you Mr. Kassenally, dis-je en frappant à la porte de son bureau.

— Oh, Mr Rawat, please come in. What can I do for you? répondit-il.

— I have come more exactly to see you because I did not appreciate what you said on me during the gathering.

— But I can’t stand it, Mr Rawat.

— I understand that you cannot stand it Mr Kassenally, but this is not the reason to make such remark to me in front of the pupils. You could have called me in your office to tell me calmly what you have got to say to me but the way you humiliate me in front of the pupils is not the good one. I take great care to present what I have got best of myself to the pupils and now by your words you want to destroy my personality just because you can’t stand seeing me bearing a cigarette between my fingers. I am not giving bad examples to the pupils as you pretend.

— Well, I am sorry Mr Rawat, my intention is not to frustrate you when I said it. I did not know that this would disappoint you likewise. My intention has never been to humiliate you, make sure. Why should I destroy your personality? Maybe that I make a mistake to have made such remark to you in front of the pupils but I did not want to harm you. I am really sorry.

— No matter. It's okay. I would prefer that you call me next time in your office and tell me all you want.

— I am sure you would not give me such occasion.

— I would try my best, but as every human being, I have my weaknesses. Good-bye Mr Kassenally.

— Good-bye Mr Rawat.

Malgré ce petit incident que je tentais d’oublier, Monsieur Kassenally et moi-même entretenions de très bons rapports par la suite. Il venait souvent me rendre visite dans ma classe quand nous devions débattre ensembles des problèmes à résoudre et qui touchaient en particulier l’enseignement. Il s’était montré à mon égard bien sympathique et je le trouvais soudainement très attentif à ma personne à chaque fois que je le rencontrais sur mon chemin lorsque je quittais un département pour me rendre dans l'autre. Cette considération me touchait beaucoup et je savais, dès lors, que je m’étais trompé sur lui en imaginant le tort qu’il avait voulu me faire. De toute évidence, je lui donne raison d’avoir agi comme il l’avait fait. Je n’avais en réalité subi aucun préjudice. Cela m’avait appris à fumer dans des lieux plus discrets et à me montrer plus respectable quand je me trouvais dans le rassemblement de la cour du collège, tout en admettant que fumer devant les élèves constitue un manque d’égard envers soi-même et envers les autres.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 24 ...

28 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 24

28 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

Le programme de l’établissement permettait aux élèves d’étudier sept sujets par jour à raison de quarante minutes pour chacun. Les cours avaient lieu de neuf heures du matin jusqu’à trois heures de l’après-midi, entrecoupés de deux  pauses de dix minutes le matin et l’après-midi ainsi que la pause méridionale.

L’enseignement s’effectuait par un système de ventilation des professeurs qui circulaient d’une classe à l’autre selon un plan de travail bien établi.

J’enseignais le dessin dans toutes les classes de garçons et filles et étais donc un des rares professeurs à pouvoir avoir un contact avec tous les élèves.

Art est le terme que les élèves utilisaient pour parler de dessin; ce qui était le plus drôle c’est qu’aucun d’eux n’avaient jamais appris à dessiner et moi non plus, personne ne m’avait jamais initié à cet art et que de plus, je n’avais jamais suivi une classe de dessin pendant mes dernières années d’études !

J’avais seulement choisi cette discipline en option pour compléter mon programme d’examen. Et je devais enseigner l’Art !  

La première fois que j’eus à prendre une classe pour leur donner des cours, je me rendis avec eux dans la bibliothèque de l’établissement où une charmante bibliothécaire était installée à son bureau.

Nullement intimidé, j’avais commencé à parler longuement de l’art, sans comprendre moi-même d’où me venait l’inspiration et étonné que j’aie pu disserter aussi bien sur un sujet auquel je ne m’étais jamais documenté.

Je ne manquais pas d’inspiration, fort heureusement !

J’étais très consciencieux dans mes responsabilités, aussi ai-je toujours essayé d’apporter des améliorations dans mon enseignement.

J’appliquais des méthodes efficaces aux élèves des différents niveaux pour les amener à faire des progrès. Je leur appris à manier le crayon, à réaliser une nature morte à la technique de la peinture à l’eau, un visage ou une création abstraite.

J’attirais leur attention sur l’importance, dans une composition, de faire jouer les nuances, les contrastes pour mettre en valeur un paysage, des objets ou les traits d’un visage.

Je mettais bien souvent mon talent en pratique en réalisant, sur le tableau, avec de la craie blanche, le dessin que je souhaitais les voir réaliser. Pendant que les élèves travaillaient, je circulais dans la classe pour inspecter le cahier de dessin de chacun et leur donner des conseils sur les couleurs à choisir pour atteindre une image proche de la réalité.

Quelques élèves des classes supérieures m’impressionnaient beaucoup par leur talent dans les réalisations qu’ils me remettaient. Certains étaient vraiment très doués pour cela et je pensais qu’il existait une possibilité pour quelques uns, quelques unes, de présenter et de pouvoir avoir de bonnes notes à l’examen de la School Certificate, à condition qu’ils aient quelques maîtrises des autres disciplines. Réussir cet examen de dessin était déjà une partie de la réussite de l’épreuve.

Celui qui a du talent doit l’exprimer, que ce soit dans n’importe quelle discipline; le laisser dormir est un gâchis !

L’ambiance qui existait parmi les collègues du Collège demeure à jamais imprégnée dans ma mémoire. Les courts moments où nous nous retrouvions dans le mess-room avaient fait naître des relations amicales les uns envers les autres. A midi, tout particulièrement, nous apprenions à nous connaître les uns les autres. Pour le repas, j’avais l’habitude d’apporter mon pain, bien entortillé dans une serviette que je plaçais dans mon placard. Je me rappelle très bien de Monsieur Adolphe, professeur de français dont le langage me laissait de profondes impressions, et que je trouvais tous les midis dans son petit coin à savourer tranquillement son déjeuner. Il parlait peu et bien. J’avais à son égard une sorte d’admiration et le traitais avec beaucoup de respect pour sa gentillesse et son affabilité qui révélait la grandeur de son esprit et de son intelligence. Il avait l’habitude aussi, après avoir mangé, de fumer une cigarette avec un infini plaisir et se joignit de temps à autres aux multiples plaisanteries que nous faisions pour nous amuser. Monsieur Jaddoo également était un très bon farceur. Sa stature et sa corpulence lui donnait une très forte personnalité. Une fois, m’étant allongé sur un banc, il était venu s’asseoir sur mon ventre que je sentis pratiquement éclater sous son propre poids. J’avais du le repousser de toutes mes forces pour m’extraire de cette surcharge. Une autre fois, lui-même encore et les autres collègues m’avaient soulevé et voulaient m’enlever mon pantalon. Je me débattais comme un enfant et avais même crié fort pour qu’ils me déposent par terre. Cela prouvait à quel degré nous étions proches comme des frères et quel genre de farces nous pouvions inventer pour nous amuser. Nous avions toujours demeuré en bon terme. Nujjou, Ramphul, Naga, Chong, et bien d’autres m’ont laissé dans l’esprit les empreintes de ces temps-là.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 23...

27 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 23

27 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

 

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

A l’époque, je n’avais que deux costumes que je portais en alternance. Le costume bleu pâle était celui du mariage de ma sœur qui datait de quelques années déjà et l'autre costume gris avec des rayures noires également fait à l'occasion d'un mariage d'un parent proche. J'utilisais par occasion le paletot de mon père ou de mon oncle qui n'en servait jamais.

Je me réveillais d’habitude à sept heures du matin et sortais de la maison à huit heures; ensuite, je marchais jusqu’à La croisée pour prendre un taxi qui me déposait devant l’hôpital Sir Seewoosagar Ramgoolam où j’attendais l’arrivée du bus qui me ramenait devant le collège Northern à Plaine des Papayes. J’atteignais l’établissement scolaire dix ou quinze minutes avant que la cloche ne sonne et j’étais de retour à la maison vers quatre heures de l’après-midi en faisant le même trajet en sens inverse.

A Maurice toutes les personnes qui enseignent sont appelées des Professeurs. A partir de maintenant j’utiliserai le mot Professeur pour désigner les enseignants, malgré que, dans son contexte, il existe une très grande différence entre les mots professeur et enseignant.

Lors de la mise en rang, dans la cour de récréation, et d’après le principe de l’Etablissement, tous les élèves devaient s’aligner en ordre respectif, commençant par les plus petits et les plus grands à l'arrière.

Chaque professeur était responsable d’une classe particulière dont il avait la charge de la mise en rangs, en contrôlant l’alignement, les tenues vestimentaires des élèves et en exigeant avec sévérité et rigueur l’ordre et le silence.

Après quelques mots du Directeur les élèves et les professeurs entamaient l’hymne national :

« Glory to thee

 Motherland,

Motherland of mine…. »

avant de regagner les classes en files indiennes en passant au côté droit ou gauche du bâtiment.

Le collège était abrité dans une vieille demeure de plusieurs pièces aménagées et couvertes,  dont l’aspect peu attrayant n’attirait en aucune façon l’attention des passants, si ce n’est une enseigne quelque peu abîmée qui indiquait l’établissement scolaire.

L’intérieur des classes, très sombre par temps couvert, était tout de même équipé de quelques ampoules électriques qui étaient censées éclairer les jeunes cerveaux des élèves.

Cet établissement assez isolé des autres habitations était très calme.

A l’arrière du bâtiment, la construction récente  de quelques salles supplémentaires indiquait déjà l’évolution des activités du collège. A côté de ces nouvelles constructions s’étendait une vaste plaine qui servait de terrain de football pendant la pause de midi. A d’autres moments, ce terrain servait de terrain de jeu aux plus jeunes élèves qui pouvaient s’ébattre, se détendre sur des herbes vertes.

Ce département était fréquenté uniquement par des garçons, la mixité n'était pas de rigueur et le bâtiment scolaire destiné aux filles se trouvait trois cents mètres plus bas. 

Le bâtiment, à environ cent cinquante mètres de la route royale, se situait derrière une vaste plaine herbeuse où les filles se rassemblaient le matin en attendant le début des cours.

Les élèves de la campagne étaient encore fermés à tout ce qui n’était pas de leur domaine rural. Il était rare que je puisse rencontrer une élève qui parvint à s’exprimer en langue française. Il s'agissait là bien évidemment de l'environement où je me trouvais. Ce n'était pas du tout une généralité. Ce langage français était bien entendu pratiqué dans d'autres endroits précis et particuliers.

Il est encore évident que, même jusqu’à ces jours, la pratique de la langue française et anglaise à domicile est quasiment inexistante à quelques exceptions faites.

Pouvoir maîtriser un langage et le pratiquer couramment est certes un avantage et pour encourager cette pratique à mes nouveaux élèves, j’avais pour habitude de tester leurs connaissances des langues en animant des conversations au cours desquelles je les incitais à s’exprimer le plus amplement possible sur différents sujets.

Les filles très réservées, timides jusqu’à en avoir l’apparence glaciale, étaient moins communicatives. Je comprenais très bien cette manifestation toute naturelle mais le temps les obligeaient à changer. Elles devenaient à l’aise avec des personnes qui auparavant les auraient intimidées. Pourtant, entre-elles, elles riaient, blaguaient, étaient très détendues. Je profitais de ces moments où elles étaient libérées de leurs complexes, pour mieux les comprendre et les connaître. C’étaient de jeunes créatures innocentes et pures qui étaient encore au seuil de leur existence.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 22...

26 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 22

26 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

Une nouvelle ère débutait  pour moi au moment  où je commençai à travailler au collège. J’avoue que, même à l’âge de vingt-deux ans, alors que je débutais dans l’enseignement, je n’avais absolument aucune notion dans l’art d’enseigner. Mais j’avais toujours eu pour habitude de m’accrocher comme je pouvais à toutes les chances qui se présentaient à ma portée au cours de mon existence.

Je m’étais suffisamment préparé pour pouvoir entretenir bien des choses qui pouvaient intéresser une classe. Je me débrouillais assez bien en français aussi bien qu’en anglais pour n’éprouver aucune crainte, aucune hésitation quand je m’adressais aux élèves.

Cette assurance de maîtriser mon langage devant une trentaine d’élèves qui m’écoutaient avec beaucoup d’attention me donna une confiance absolue et confirmait l’intérêt que je portais à l’enseignement et aussi les avantages que je pouvais espérer dans les jours à venir.

Je prenais la précaution de bien préparer à la maison les sujets que j’avais à traiter en classe afin de donner de moi-même une opinion favorable au regard des élèves qui se montraient très attentifs.

0n venait d’introduire dans les classes moyennes les mathématiques modernes et, bien que, pendant mes études, je ne les avais pas au programme, je prenais soin de me renseigner et de parvenir à un niveau avancé afin de maîtriser à fond cette matière. Imaginez un peu l’effort que je devais fournir pour parvenir à partager ma compétence !

Je pensais beaucoup au temps que j’avais passé à me débattre avec les problèmes d’arithmétique,  d’algèbre, de géométrie, de trigonométrie dans les livres de Durell et Hall and Steven qui malheureusement n’étaient plus d'usage. J'avais tellement utilisé ces livres pendant mes études que je connaissais par cœur où trouver les pages exactes de certains exercices.

 A quelques années d’intervalle, le système d’éducation avait complètement changé et l’introduction de nouvelles méthodes dans les établissements secondaires annonçait les changements et les progrès de l’esprit scientifique.

Les générations prochaines étaient remplies de promesses surtout faites aux jeunes élèves qui verraient s’ouvrir bien des portes dans un proche avenir.

L’éducation des enfants a toujours été une nécessité. De plus en plus de parents, heureusement, commençaient à comprendre que, sans une bonne éducation, un enfant ne pourra jamais remplir ses responsabilités plus tard quand il sera adulte et confronté seul à son existence.

L’importance de l’éducation d’un enfant, de l’instruction, est essentielle pour le préparer à entrer dans le monde où tout lui sera plus aisé, lui évitera beaucoup de malheurs, de calamités qui gâchent une vie.

Personne n’est à l’abri des tourments, de la misère, de tout ce qui existe de plus vil, mesquin, répugnant dans un monde où la corruption est en train de se propager rapidement, d’envahir les lieux les plus sacrés.

Quand je me trouvai devant bon nombre de mes élèves qui composaient une classe, je n’eus aucune peine à lire au travers des visages innocents encore de tout un chacun les traits qui les caractérisaient et qui démontraient déjà leur degré d’intelligence.

Mon rôle tout d’abord, je le savais avant d’enseigner, était de les comprendre, d’apprendre à les connaître, de manière à estimer leur capacité d’assimilation ; la tâche la plus importante pour moi était de cerner le caractère de chacun. Je considérais cela comme étant la base même de tous les rapports que nous lierions dans les jours à venir. C’était primordial et tous les résultats en dépendaient énormément. Maître et élèves devront entretenir des relations étroites pour que la confiance puisse s’établir, pour que les complexes se dissipent et pour que l’harmonie règnent et invitent à la compréhension, l’admiration, le respect, l’obéissance, l’intérêt.

Le but de l’enseignement généralement est d’aider les élèves dans les tâches qu’ils ont à accomplir dans leurs études, de leur transmettre un savoir dans la matière concernée, de manière à ce que le sujet exposé soit bien compris de tous et notamment des plus faibles. C’était avec ce genre de réflexion que j’abordais chaque classe. C’était partout les mêmes problèmes et le principe ne devait pas changer.

Pour que, dans l’esprit des élèves, il n’y ait pas de doute quant à la prééminence du professeur et pour que celui-ci leur laisse une forte impression, il faut bien sur, afficher une personnalité assurée.

Que ce soit dans la cour de l’école ou en classe, il n’y a qu’une place pour le maître qui doit s’imposer à leurs yeux, tant par son langage, sa tenue, son aspect soigné et sa présence. Tous ces éléments doivent, s’ils sont perçus, forcer au respect.

Il n’est tout de même pas facile de se faire aimer, obéir, respecter par tout le monde.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 21...

25 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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