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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 11...

12 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 11

12 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

« Ce qui nous différencie des autres créatures c’est cette mémoire que nous possédons et que nous pouvous transmettre aux générations futures. »

 

Etant donné que les résultats de fin d’année n’étaient pas favorables, mon père décida de me faire changer d’établissement  scolaire et je fis mon inscription au collège M. de Pamplemousses. Mon échec au collège B. à Port-Louis s’expliquait par le fait que j’étais confronté aux sévérités que les jeunes professeurs exerçaient sur les élèves. Je n’étais pas prêt à me plier à ces règles rigoureuses de l’établissement scolaire que je fréquentais. Je n’étais pas non plus habitué à me faire réprimandé en raison que mes études me posaient des handicaps que je ne pouvais surmonter tout seul dans la situation où je me trouvais. Séparé de mes parents je n’avais pas de repaire. Je me rendais en classe avec cette frayeur qui accompagne les gens qui savent qu’ils ont failli à leur mission. J’étais harcelé par des complexes psychologiques qui prenaient le dessus sur mon état d’esprit en m’empêchant de développer mes facultés. Toutes mes tentatives de me hisser au niveau de ma classe demeuraient futiles quand je me laissais, avec bien d’autres camarades, m’engouffrer dans l’obscure royaume des illettrés. C’était une chute vertigineuse à laquelle dépendait mon avenir et si, à partir de ce moment crucial de ma vie je ne faisais pas d’effort, je ne me débattais pas, j’abandonnais tout, je demeurais le seul responsable de mon destin et devais assumer tout seul l’avenir. Combien de personnes qui ont chuté à ce moment où ils ont besoin le plus de l’aide, d’un élan tout simple qui aurait pu leur donner la chance de repartir mais qui malheureusement n’ont pas eu cette chance ? J’avais besoin d’avoir le moral pour monter ce handicap et mon père, cet homme admirable, était là pour me donner ce courage qui me manquait en mettant à ma disposition certaines facilités. J’étais en quête d’une vie plus souple pour frayer mon chemin.

C’était un défi que j’avais lancé à moi-même sans tenir compte de l’importance d’une telle initiative. Au lieu de caresser l’idée, de nourrir l’ambition de devenir l’élève d’un des établissements les plus réputés de l’île, je préférais une éducation moins compliquée, des travaux plus légers pour préparer mon avenir. M’étais-je engagé dans un mauvais chemin ? Je ne le savais pas encore. Je voulais faire par ma tête. Il aurait fallu plus tard, pour éviter les dégâts, que je fournisse de grands efforts pour ne pas perdre complètement la partie dans laquelle je m’étais engagé. Je n’avais aucun moyen, si je me vouais à l’échec, de redresser ma situation et celle de mes parents qui à l’époque allait de mal en pis. C’était l’ultime combat que je livrais sans me munir des armes efficaces pour assurer ma défense. Ma défaite, je le savais déjà, entrainerait derrière moi de très fâcheuses conséquences dans lesquelles seraient impliquées certaines personnes ayant des rapports étroits avec moi. J’avais mesuré la gravité, l’importance de la situation pour éviter de me comporter avec légèreté, avec frivolité. Je commençais à travailler avec application, zèle, assiduité et componction au moment où je flairais le danger qui me menaçait et cela, après que j’eusse perdu de temps précieux dans des activités sans importance.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 10...

11 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 10

11 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

« Ce qui nous différencie des autres créatures c’est cette mémoire que nous possédons et que nous pouvous transmettre aux générations futures. »

 

Les moments qui m’avaient marqué pendant ces années d’étude dans la Capital étaient ces fêtes nocturnes tenues par les chiites. J’écoutais plusieurs nuits de suite les roulements des tambours et voyais passer les chars décorés de belles lumières.

Je me rendais des fois aux Champs de Mars pour assister aux courses des chevaux particulièrement les samedis. J’allais voir un beau film du genre péplum au cinéma Majestic, Luna Park ou Rex. J’allais me promener dans le Jardin de la Compagnie, fréquentais la Grande mosquée, passais devant les églises et les cathédrales, contemplait la Citadelle au loin.

Je découvris le port avec ses flots qui berçaient les chaloupes, les canots, les bateaux à moteur, les navires et les remorqueurs.

Une fois je me trouvais à la Saline en fin de journée. Je m’extasiais devant la belle vue qui s’offrait à moi au moment où le soleil se déclinait. Je ressentais une certaine douceur dans ce lieu où il faisait bon se promener en amoureux, se confier ses moindres secrets, chercher l’intimité et se laisser aller à des confessions. Les arbres projetaient des ombres qui invitaient les passants de venir s’asseoir, se détendre en profitant de l’air pur qui provenait de la mer.

Mais un endroit d’une telle apparence, d’un tel aspect où le silence prime, où la tranquillité attire l’attention peut en cacher bien de mystères qui peuvent se révéler à tout moment.

Je ne savais pas encore que ma présence dans ce lieu allait marquer mon état d’esprit profondément pendant que je m’étais éloigné de quelques camarades qui m’accompagnaient. Je m’étais engagé dans un sentier pour devancer mes amis et les attendre plus loin. Je fus surpris d’entendre du côté des broussailles des bruits inaccoutumés. J’avançais tout doucement pour voir un homme et une femme dans une posture inhabituelle. 

Je fus très confus devant ce spectacle ahurissant et détournais mes yeux en cherchant à prendre la fuite. Je ne comprenais pas encore grand-chose des relations qui existaient entre l’homme et la femme. La société dans laquelle je vivais ne m’avait pas donné l’occasion d’apprendre davantage sur l’amour, la relation sexuelle et autre sujet de ce genre qui demeuraient encore tabous. Les amis que je fréquentais étaient aussi ignorants que je l’étais sur de tels sujets. Je n’avais pas prononcé un seul mot de ce que j’avais vu. Mais je commençais à comprendre ce qui rapprochait deux êtres de sexe opposé. Je passais des nuits à réfléchir sur les rapports qui existent entre l’homme et la femme. Dans cette période de l’adolescence le déclic causé par cette scène que j’avais vue à la Saline faisait son petit bonhomme de chemin en me faisant avoir des idées bien définies sur les liens qui unissaient ces deux êtres. Je commençais à regarder les filles avec l’intention de les plaire, d’attirer leur attention. Je cherchais des occasions à me rapprocher d’elles et mes regards ne les quittaient pas tant je croyais apercevoir en elles une source d’affinité et de complicité, un bonheur, un plaisir recherché. Le viril instinct de l’homme commençait à s’éveiller en moi. Comment empêcher la nature se développer toute seule. Aucune loi ne peut entraver sa marche. Les connaissances s’accumulent dans tout être de manière différente. Quelles que soient les idées que je me fais des femmes jamais une seule fois je ne les avais manqué de respect. Pourtant sur le chemin de l’école j’eus bien l’occasion de rencontrer des filles. Elles faisaient tranquillement leur route sans vraiment se mêler aux garçons qui les suivaient, les taquinaient. Il n’était pas de coutume encore dans notre société de permettre les filles et les garçons de se mélanger.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 8...

8 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 9...

8 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 9

8 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

« Ce qui nous différencie des autres créatures c’est cette mémoire que nous possédons et que nous pouvous transmettre aux générations futures. »

 

Tout le long de l’année et particulièrement pendant les vacances scolaires, des fêtes étaient organisées. Les habitants de tout le village, et même de l’île, pouvaient participer. Les crèches, les enceintes des établissements scolaires, les cours des collèges, les centres sociaux, les couvents et nombreuses structures à caractère social et culturel étaient bondés des gens venus s’amuser les uns à côté des autres. Cela pouvait occasionner des rencontres fortuites, comme ce pouvait être l’occasion de fixer un rendez-vous, de nouer de l’amitié, de trouver un amour, qui sait, quant aux distractions, il n’en manquait vraiment pas.

Le grand jardin botanique de Pamplemousses organise chaque année son pèlerinage dont la date est fixée depuis longtemps pour que les pèlerins débarquent tôt le matin, venant des villes et des quartiers lointains. Chaque famille se regroupe sous l’ombre des arbres centenaires, sur des gazons soignés, dans des kiosques solitaires situés au milieu des bassins remplis des poissons affamés. Munies de leurs victuailles pour passer une journée mémorable, ces familles se retrouvent dans une ambiance survoltée, où le son des ravanes se mélange à la voix stridente des ségatiers en herbe qui seront rejoints par quelques danseurs saouls, pour que la fête dure jusqu'à la dernière lueur du crépuscule.

Au début de ma jeunesse, les voiles commençaient à s’écarter de mes yeux timides et innocents. Je portais mes regards assoiffés et vides d’expériences sur tout ce qui pouvait paraître singulier pour satisfaire ma curiosité.

Des que je fus admis au collège à Port-Louis je m’éloignais de mes parents et de mon village. Le cordon ombilical étant coupé je regardais le monde avec un œil différent et un état d’esprit nouveau.

Je trouvais du mal à m’adapter malgré que je fusse aimé, considéré. Les décors de la ville, avec ses maisonnettes entassées les unes auprès des autres, le climat inhabituel, l’atmosphère qui emplissait les rues et les ruelles, les trottoirs dont les pavés remontent à l’époque coloniale, les canaux de chaque côté des rues qui entrainaient l’eau des pluies étaient pour moi du moins des plus singuliers. Je mettais du temps à m’habituer.

Mes études en souffraient énormément. La chaleur accablante de l’été à laquelle je n’étais pas habitué me déprimait davantage. J’attendais avec beaucoup de patience le vendredi après-midi pour rentrer à la maison.

Mes liens s’étendaient, prenaient de l’ampleur dans la nouvelle société. Ma vision de ce monde commençait à s’élargir et ma connaissance aussi. Je commençais à comprendre la situation embarrassante dans laquelle je me trouvais et cela ne me plaisait guère.

Je compris qu’il n’y avait pas moyen dans un premier temps de changer quoi que ce soit. Je l’acceptais avec résignation et réticence. Je pensais que ce sacrifice me ferait profiter des fruits que cela m’apporterait plus tard.

Pourtant j’aurai pu me rendre à mon école par le bus tous les jours mais les parents en avaient décidé autrement. Mon cousin de Port-Louis faisait le même chemin de l’école et pourrait jeter un œil sur moi, ce qui était considéré comme une assurance pour mes parents.

Pourtant je ne regrette rien de ces deux années passées à Port-Louis. J’eus l’occasion de me familiariser avec nombreux amis que je perdis de vue par la suite.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 8

7 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

 

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

« Ce qui nous différencie des autres créatures c’est cette mémoire que nous possédons et que nous pouvous transmettre aux générations futures. »

 

De mon premier long voyage que j’avais effectué jusqu'à la Réunion en compagnie de ma grand-mère paternel, alors que j’avais à peine 10 ans, il me reste encore quelques souvenirs. Je me souviens bien de cette séquence où je descendais une rue étroite de Saint-Denis, derrière mon cousin, dans une pente asphaltée, sur une patinette faite en bois et des roulements à billes. Une autre fois, je fus renversé par une bicyclette en traversant la rue sans heureusement me faire trop de mal. Je sautais par une fenêtre pour marcher sur les tôles brûlantes. Je jouais avec des bois en forme de cubes. J’effectuais un voyage fatiguant par le ti-train, le car courant d’air qui roulait pendant longtemps avant d’atteindre notre destination Saint-joseph où habitait ma tante. Je humais souvent l’odeur du savon Marseille tout près des bassins, une odeur forte, particulière, qui me rappelle à chaque fois cette atmosphère sombre de la maison et tous les décors des escaliers en pierres qui reliaient la maison à étage à la grande cour ombragée par quelques manguiers, où se trouvait également un puits et des ustensiles de cuisines posés sur le muret. Beaucoup des évènements de cette époque sont restés estompés dans la mémoire. Tous mes efforts demeurent vains pour les faire surgir. Même les visages des personnes que j’avais rencontrées ne représentent plus grand-chose dans mon esprit. L’époque remonte bien trop loin dans le passé pour que je puisse retenir davantage des séquences, le développement de mes facultés était beaucoup trop lent pour préserver encore des évènements mal imbibés par ma mémoire. Ce fut tout de même un séjour que je n'oublierai jamais e toute ma vie.

 Quand je fus de retour dans mon Île,  mon sommeil était des fois interrompu tard dans la nuit par l’arrivée des parents de la Réunion. Les yeux encore lourds, j’entendais des grands éclats de rire, des voix qui tonnaient de joies dans le grand salon, des froissements de belles parures, des trimbalements des valises lourdes et assurément remplies des beaux cadeaux qui seraient distribués le lendemain. J’étais trop jeune pour me mêler à l’ambiance qui régnait parmi les grands, malgré que j’aie l’envie de me lever pour aller partager ce moment exultant. Je faisais semblant de dormir en épiant d’un œil ce qui se passait dans le salon, où les lumières vacillantes des lampes s’interposaient entre les silhouettes et les ombres.

Les jours qui suivaient me procuraient de nombreuses occasions à me promener en voiture, me rendre chez des parents à Port-Louis où nous restions jusqu’à tard le soir. Nous nous rendions au bord de la mer où j’eus l’occasion de me baigner dans l’eau tiède, en profitant des sables blancs et éblouissants. Un grand cousin qui habitait avec nous et qui conduisait la voiture nous emmenait visiter les beaux sites de notre île que j’admirais avec plaisir. Ce moment fastidieux ne durait pas longtemps, malheureusement. Le départ des parents était suivi par des moments tristes et remplis de beaux souvenirs.

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 7...

6 Février 2019 , Rédigé par kader rawat

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DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 7

6 Février 2019 , Rédigé par Kader Rawat

DE SI LOINTAINS SOUVENIRS 7

Un extrait de mon autobiographie 'Le bon vieux temps'.

« Ce qui nous différencie des autres créatures c’est cette mémoire que nous possédons et que nous pouvous transmettre aux générations futures. »

 

La jeunesse me fit découvrir des gens sympathiques à mon égard. J’avais développé un tel caractère que je portais beaucoup d’importance aux respects, à l’obéissance que l’on devait aux grandes personnes de notre entourage, ce qui instaure en nous même cette vraie valeur morale tant recherchée dans la société. J’essayais de me rendre utile dans les moindres circonstances et ne me mettais jamais en colère ni rouspétai-je quand l’on me demandait d’accomplir une tâche. Je gagnais l’estime et la considération des gens que je côtoyais et surtout des parents qui ne manquaient pas l’occasion de faire mon éloge et de me citer comme exemple à suivre parmi les enfants de ma génération. Je tirais par ces démarches toute ma fierté, que je ne pouvais cacher d’ailleurs, et qui me plaçait haut dans l’estime des grandes personnes. J’avoue par contre que j’étais un garçon très susceptible et pouvais avoir les yeux remplis de larmes par une simple réprimande. J’exerçais mon autorité sur ceux qui étaient mes cadets et les grondais si je constatais qu’ils avaient commis des bêtises. Je me faisais craindre et respecté sans me montrer méchant ni agressif. Je me souviens très bien avoir été sévèrement réprimandé par mon père pour avoir commis une bêtise monumentale. Ce n’était que bien plus tard que je réalisais la gravité de mes actes. Ma faiblesse était que je ne pouvais pas refuser quand l’on me demandait de rendre un service. J’avais noué amitié avec un garçon du village avec lequel j’avais pour habitude d’aller me promener. L’estime que j’avais pour lui n’était autre que de l’amitié. Je n’en avais pas beaucoup d’amis et le peu que j’avais me suffisait pour me permettre de passer le temps dans la distraction. Il était plus grand que moi de quelques années et j’éprouvais pour lui du respect. Il avait commencé à fumer et se retirait souvent au bas de la rivière pour en allumer une des fois. Un jour, une envie terrible lui en prenait de fumer mais il n’en avait pas de cigarette. Il m’avait supplié d’aller lui en prendre un paquet dans la boutique de mon père. J’étais embarrassé et ne savais quoi faire. Je savais que je n’avais pas le droit de faire une chose pareille. Je ne voulais pas non plus lui déplaire. Sans réaliser que j’allais commettre un vol odieux par cet acte stupide, je me rendais dans la boutique pour prendre sur l’étagère un paquet de cigarette et m’étais fait attraper par mon père lui-même. Il m’avait donné une bonne raclée bien méritée que je n’oublierais jamais de toute ma vie mais qui m’avait servi de leçon à jamais. Alors que l’ami m’attendait au bord de la rivière je ne lui avais jamais plus revu.

Parmi les personnes qui m’ont marqué au cours de mon enfance je ne peux ne pas mentionner mon oncle qui m’a impressionné par sa conduite exemplaire à mon égard. Jamais il ne m’a froissé dans les sentiments, ni a-t-il prononcé à mon égard une seule parole blessante. J’ai toujours éprouvé pour lui de l’estime et de l’admiration. Quand je passais à la croisée des chemins pour se rendre à l’école, je le voyais en train de jouer aux dominos sous la véranda en compagnie des autres amis, tous des chauffeurs de taxi. Mon oncle avait une consule de couleur bleu roi que je prenais beaucoup de plaisir à laver, à nettoyer, à lustrer les samedis matins quand il n’y avait pas d’école. Il m’emmenait des fois avec lui quand il se rendait avec des clients dans des lointains quartiers. J’étais à l’époque avide des plaisirs que me procurait un long voyage en voiture. Mes intérêts à visiter et même découvrir les autres partis de mon île s’accroissaient d’emblée. Peut-être que j’étais encore trop jeune pour nourrir dans mon esprit la curiosité ou peut-être que je n’étais pas encore bien éveillé pour accorder de l’importance à ce que mon île avait de plus merveilleux à me montrer. En tous les cas je me voyais bien en train de me vautrer confortablement au fond du siège arrière de la voiture avec les yeux écarquillés devant les magnifiques paysages qui se défilaient de chaque côté.

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